Henri MANGUIN (1874-1949) - Lot 21

Lot 21
Aller au lot
Estimation :
7000 - 10000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 35 000EUR
Henri MANGUIN (1874-1949) - Lot 21
Henri MANGUIN (1874-1949) Nature morte au pichet, 1907 Huile sur toile. Signée en bas à gauche 27 x 35 cm Provenance: -Offert par l'artiste à Félix Valotton, 1910 -Collection J. Rodrigues-Henriques, Paris, 1926 -Collection privée, France. Bibliographie: Catalogue Raisonné de Manguin, M.C. Sainsaulieu et Lucile et Claude Manguin, Ed. Ides et Calendes, 1980, n° 259 (illustré). Henri Manguin a été formé à l’École des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Gustave Moreau où il se lie d’amitié avec Albert Marquet, Henri Matisse, Jean Puy et Georges Rouault. A ses débuts, ses oeuvres se rapprochent du courant impressionniste et sont rapidement exposées notamment à la Galerie Berthe Weil, au Salon des Indépendants ou encore au Salon d’Automne de 1905. Au cours de ce dernier, il est exposé dans la salle qualifiée par Louis Vauxcelles de « Cage aux Fauves. » Cette étiquette de peintre fauve ne le quittera plus jusqu’à la fin de sa vie. « L’expression, disait Matisse, vient de la surface colorée que le spectateur saisit en son entier. » Henri Manguin voyage dans le Sud de la France mais également en Italie et peint de nombreux paysages aux couleurs et tons éclatants. Hormis les paysages, Henri Manguin représente énormément sa femme, modèle presque unique de l’artiste. Aux paysages de Provence (Le Golfe de Saint-Tropez, musée national d’Art moderne de Paris), solidement construits en plans successifs, s’ajoutent des natures mortes somptueuses et des nus pleins de force, opulentes figures qui traduisent l’élan de la vie, comme ces arbres aux puissantes ramures. En 1909, il s’installe à Neuilly et participe à une exposition de groupe en Russie. Il séjourne à Honfleur chez Félix Vallotton, où il rencontre des collectionneurs suisses, les Hahnloser. Il se fixe l’été à Sanary où il voit souvent Henri Lebasque et expose à Berlin. Il habite à Lausanne pendant la Première Guerre mondiale. En 1924, il participe au projet du futur musée de l’Annonciade à Saint-Tropez. Il expose à la galerie Bing en 1927. Henri Manguin meurt dans sa maison de l’Oustalet le 25 septembre 1949. Le Salon organise une rétrospective posthume de ses oeuvres en 1950. Les couleurs pures qu’il emploie, poussées à leur intensité maximale et apposées les unes à côté des autres sans dégradé caractérisent son oeuvre. En 1950, au lendemain de sa mort, une exposition lui est consacrée au Salon des Indépendants. Henri Manguin expose cinq toiles au Salon d’Automne de 1905, manifestation qui constitue l’acte de naissance du Fauvisme. L’année suivante, le marchand, Ambroise Vollard lui achète 150 tableaux qu’il emporte le jour même dans un fiacre. Manguin est également soutenu par le Marchand Eugène Druet et par de nombreux collectionneurs privés (Stein) ; sa carrière est lancée. En 1907, c’est la Galerie Bernheim-Jeune qui acquiert un ensemble de toiles et de dessins. C’est lors d’un séjour à Saint-Tropez à l’automne 1904 qu’il se lie d’amitié avec Paul Signac, chef de file des néo-impressionnistes. S’il n’adopte pas le divisionnisme, il retient les couleurs hautes de Signac : il est également séduit par la lumière du Midi et Saint-Tropez va devenir son port d’attache. C’est à ce moment qu’il se trouve artistiquement et qu’il va s’exprimer le plus sûrement : La lumière forte de la Méditerranée qui structure les formes lui permet également de comprendre comme pour toute cette génération la synthèse cézanienne. Son évolution est parallèle à celle de ses amis, Marquet, Matisse et Jean Puy. « C’est l’heure exacte du bonheur présent » écrit le critique d’art Pierre Cabane à propos des tableaux de Manguin. Notre nature morte incarne effectivement à la fois l’instant arrêté, la joie éclatante de la lumière et la sensualité de la matière. Le pichet de terre, les fruits mûrs, la céramique provençale enlevés dans une matière grasse et des couleurs vives expriment la joie intérieure de l’artiste. Manguin se révèle ici, dans une manière moderne et à l’exemple de prestigieux prédécesseurs comme Chardin, le poétique peintre de la vie silencieuse.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue