Charles BAUDELAIRE

Lot 13
12 000 - 15 000 €
Résultat : 14 000 €

Charles BAUDELAIRE

Lettre autographe de Baudelaire signée «C.B.» adressée a son ami, Maire de Neuilly-sur-Seine, Narcisse Ancelle, le jeudi 20 juillet 1865, dans laquelle le poète parle de ses rapports difficiles avec René Pincebourde, premier commis de Poulet- Malassis, devenu libraire et marchand d'autographes et ceux, beaucoup plus amicaux, envers Julien Lemer et Sainte-Beuve. Il espère que ceux-ci lui obtiendront un bon contrat pour les six volumes de ses OEuvres complètes qui seront finalement éditées chez Michel Levy à partir de 1868. Deux pages in-8 avec adresse et cachets postaux. Petit trou sans gravité et déchirure au niveau de l'adresse. «Mon cher ami, Vous recevrez demain vendredi 21, de M.Martroye, le reçu que vous avez demandé à M. Malassis, et le Traité en question. (Très sérieusement parlant, M.Malassis a envoyé 100 frs. à ce gredin de Pincebourde, avec qui à ce qu'il paraît, l'affaire était conclue, dès le 10 Juillet). M.Malassis a payé, pour moi, une bagatelle (1 fr. 60) que je vais lui rembourser. Quant aux 100 frs., veuillez les porter à mon compte de dépenses. Je vous remercie d'avoir été voir Julien Lemer. Je suis si troublé et si ahuri que je ne peux pas me résigner à écrire ce soir à Julien Lemer, à qui j'ai encore une masse de notes importantes à envoyer, relativement au traité qu'il a à faire faire (notes curieuses, intéressantes, pour le libraire avec qui il traitera). Je les ferai, avant minuit. J'ai, de plus, à vous envoyer une note peu importante, concernant M. Miquel Rouget qui m'a écrit une lettre pressante. Cela n'a rien d'alarmant. Ce qui m'inquiète vivement, c'est de savoir si Sainte-Beuve et Julien Lemer me feront faire un bon traité pour mes six volumes. Julien Lemer refuse tout salaire. Cela ne me convient pas. Tout à vous. «C.B.» Bonjour à Madame Ancelle. M. Malassis sort de chez M. Martroye . Il est inutile que j'y aille. (Un de mes amis intimes, de Paris, à qui j'ai raconté les angoisses que cet auvergnat de Pincebourde me faisait endurer, m'a offert de me débarrasser de lui par des moyens violents et dictatoriaux. J'en profiterai peut-être. Ce Pincebourde fait le commerce immoral des autographes.)» Références : Baudelaire. Lettres - 1841-1866. Mercure de France 1907. pages.451-452. Correspondance Générale. Tome V. Pages 130 et 131.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue