GOLFE D’OMAN. - Lot 166

Lot n° 166
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GOLFE D’OMAN. - Lot 166
GOLFE D’OMAN. CORSAIRES. COMPAGNIE DES INDES. GUERRE DE 7 ANS. Mémoire contenant les faits et les motifs qui semblent pouvoir etre allegues pour et contre la validité de la prise du Vau Lemerry… S.l., 1760. Manuscrit non signé de 4 ff. au format petit in-folio sur 2 feuilles de vergé filigrané au format petit in-folio pliées (soit 2 bifeuillets). Intéressant « Mémoire » divisé en 2 chapitres qui est d’abord un rapport et procès-verbal sur la prise d’un vaisseau anglais, le « Lemerry » ou le « Merry» en 1759 dans le port de Mascatte (péninsule arabique, golfe d’Oman) puis des réflexions sur le contexte politico-économique de cette affaire. L’auteur du texte, sans doute un membre de la Compagnie des Indes, revient sur la légitimité de la prise de ce vaisseau par le comte d’Estaing alors établi corsaire français dans le contexte de la Guerre de 7 ans et des rivalités entre Anglais, Français, Hollandais, Maures et « la puissance Mogole » pour la domination économique et maritime. Charles-Henri d’Estaing (1729-1794) qui devint amiral avant de mourir sous la Terreur, écuma le golfe Persique et la zone de Sumatra pendant 2 ans, saccageant de nombreux comptoirs britanniques. L’auteur expose d’abord les « Faits » dans son premier chapitre, décrivant la prise puis revient sur l'historique de la région et le contexte. Expliquant les « anciennes dettes contractées par la Compagnie de France avaient banny ses vaisseaux de la Rade de Suratte [...] La décadence de la Puissance Mongole avait permis à l'amiral de suratte nommé Sandy de devenir indépendant [...] Sandy par son obstination à fait acheter cette conquete plus cher que les anglais ne l'imaginaient [...] », il poursuit avec ses réflexions, « Il existe dans l'Inde un espèce de prodige politique qui tourne totalement à l'avantage des anglais; on y voit toujours subsiste en tems de paix, entre toutes les nations européennes, une haine qui n'est couverte d'aucun voile; elle ressemble à une guerre ouverte ; la jalousie du commerce l'inspire: en tems de guerre l'amour de ce même commerce réunit les plus grands ennemys : les soldats se battent, les autres s'aiment : plusieurs personnes [...] qui sont chargés des affaires, des officiers mêmes au milieu des camps; tous, recherchent, cultivent et quelque fois achetent trop cher… L’événement eut à l’époque un certain retentissement, Nicolas Ozanne, peintre et dessinateur de la seconde moitié du XVIIIe en réalisa même une illustration à l’encre en manière de grisaille (auj dans les collections muséales françaises).
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