BREGUET - Lot 411

Lot n° 411
Aller au lot
Estimation :
4000 - 6000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 9 500EUR
BREGUET - Lot 411
BREGUET « Garde-Temps » Fabriqué en 1796 et « perdu à la date du 30 août 1809 » Montre dit « garde-temps » en argent 800 avec cadran de type régulateur Boîtier : rond sur charnière, cuvette en laiton doré, signé est numéroté« BreguetNo. 143 », le fond du boîtier en argent numéroté « 484 », poinçons de maître du fabricant Cadran : émail blanc de type régulateur avec indication sur cadran auxiliaire des heures à 6h et des secondes à 12h, chiffres arabes et aiguilles de style Breguet, une aiguille au centre pour l’indication des minutes sur minuterie chemin de fer, signé et numéroté 18 Mouvement : mécanique avec remontage à clef, échappement à ancre latéral, pont et balancier spiral transformés postérieurement, le balancier spiral simple à deux bras a remplacé celui d’origine qui étaient équipées pour les exemples connus d’un spiral de forme hélicoïdal, le balancier lui-même bimétallique et coupé, inspiré de ceux utilisés par l’horloger anglais John Arnold. Diam. 59 mm Poids brut:137.1 g. Nous remercions Emmanuel Breguet et les archives de la maison Breguet pour nous avoir fourni les informations nécessaires sur cette montre qui est accompagnée d’une lettre de la maison Breguet, signée de la main de Monsieur Brown et datée Paris, le 14 juin 1968, dans laquelle il explique que la montre figure bien dans les livres de vente mais est en est sortie perdu à la date du 30 août 1809 . Les « garde-temps » sont des montres de précision, des instruments mesurant le temps avec une grande exactitude. Historiquement, ce terme désignait les montres les plus avancées techniquement et certaines expérimentales, sans doute comme notre exemple. Celui-ci se distingue par son histoire singulière : créé en 1796, il a disparu des archives en 1809 pour réapparaître aujourd’hui, un véritable trésor horloger oublié. Sil'onse réfère à l’ouvraged'EmmanuelBreguet, Breguet Horloger depuis 1775, la définition de garde-temps est la suivante : Terme utilisé par Breguet pour désigner spécialement des montres de haute précision, souvent munie d’un échappement à ancre. Véritable label de qualité, l’expression « garde-temps » pouvait s’appliquer à des pièces de laboratoire aussi bien qu’à des pièces dites « civiles » réalisées sur les principes des « garde-temps ». Notre exemple est remarquable car il est l’un des plus anciens que nous connaissions, date de fabrication 1796 selon les archives. Après avoir été perdu depuis sa dernière mention perdu à la date du 30 août 1809 , il est redécouvert aujourd’hui. Il témoigne du génie d’Abraham-Louis Breguet, considéré aujourd’hui comme le père de l’horlogerie moderne grâce à ses inventions et notamment à ses travaux exceptionnels,recherches surles montres de précision, directement inspirés des premiers chronomètres conçus pour la marine, suivant l’exemple de son homologue anglais John Arnold. Le garde-temps qui se rapproche le plus du nôtre a été fabriqué sous le No. 144 à l’origine. Cette montre vendue à Monsieur deVindéle 7 août 1806, dans son boîtier d’origine en argent comme la nôtre, pour la somme de 960 francs, fut ensuite rachetée par la maison Breguet le 10 juin 1818, subissant par la suite des modifications avant d’être revendue avec un boîtier en or au célèbre scientifique Alexander Von Humboldt. Cette montre similaire est Illustrée et décritedans l’ouvragede George Daniels, The Art of Breguet, p. 245, fig. 279 a-c. Il s'agissait de l'une des premières montresgarde-temps fabriquéspar Breguet. Ces montres de précisions mais d’une exécution très simple au niveau du boîtier ont beaucoup intéressé les grands scientifiques de l’époque tel Alexander Von Humboldt, qui selon les spécialistes a acheté plusieurs exemples de ce type de montre dit garde-temps . Au tournant du XIXe siècle, Abraham-Louis Breguet entretenait des relations étroites avec les plus grands scientifiques de son temps, illustrant la convergence entre horlogerie et sciences exactes. Il fut notamment présenté à Alexander Von Humboldt lors d’un salon de la princesse Salm Dyck vers 1806, témoignant de la présence de Breguet dans ces milieux pour promouvoir son art. Alexander Von Humboldt, naturaliste et explorateur prussien, était l’un des clients les plus prestigieux de Breguet. Leur relation allait bien au-delà d’une simple transaction commerciale. Humboldt appréciait particulièrement la précision des instruments Breguet pour ses expéditions scientifiques, notamment lors de son célèbre voyage en Amérique du Sud entre 1799 et 1804. Notre exemple illustre parfaitement l’importance scientifique des «garde-temps» Breguet, véritables instruments de recherche.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue