Nef en jaspe sanguin monté en or émaillé - Lot 25

Lot n° 25
Aller au lot
Estimation :
80000 - 100000 EUR
Nef en jaspe sanguin monté en or émaillé - Lot 25
Nef en jaspe sanguin monté en or émaillé Pierre : Paris, première moitié du XVIIe siècle Monture : Paris, vers 1650 H. 14,5 cm, L. 19,5 cm, l. 10,5 cm Provenance Collection Rothschild, Paris ; saisie durant l’Occupation : inventaire Nazi : Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) R3567 ; puis récupérée par la Monuments Fine Arts and Archives Section ; restituée à la famille après 1945 ; Baron David de Rothschild ; sa vente : Christie’s Paris, le goût français - Incluant la succession Elie et Inna Nahmias, 6 novembre 2014, lot 357. Bibliographie comparative Daniel Alcouffe, Les Gemmes de la Couronne, musée du Louvre, Paris 2001. Letizia Arbeteta Mira et al, El Tesoro del Delfín, catálogo razonado, Museo Nacional del Prado, Madrid 2001. État : bon De nombreux exemples de nefs en pierres dures sont parvenus jusqu’à nous, le plus souvent en cristal de roche, plus rarement en agate ou en jaspe. Cette typologie de coupe élancée connut en effet une grande faveur dès le XVIe siècle. On en retrouve dans la production des lapidaires milanais et praguois, mais également dans la production parisienne du XVIIe siècle. Daniel Alcouffe a ainsi pu mettre en évidence une production spécifiquement parisienne, caractérisée par une taille des pierres généralement fine, présentant des surfaces lisses dépourvues de reliefs ou de gravures, à l’exception de rares exemples. Lorsque les piédouches sont élevés, ils adoptent le plus souvent une forme balustre posée sur des bases rondes ou ovales. Les pierres privilégiées à Paris sont l’agate et le jaspe, dont le jaspe sanguin (cf. Alcouffe, n° 206, 265 ; British Museum, Londres, inv. WB.82), avec des montures, le plus souvent émaillée, qui relève du travail d’orfèvres de la capitale. Ces différents éléments permettent par conséquent d’attribuer notre nef à un lapidaire parisien actif vers 1650, en raison de la cohérence stylistique de la monture. En effet, cette dernière, en or émaillé, est encore influencée par le style dit « cosses de pois », particulièrement en vogue dans les années 1630-1640, et s’inscrit dans un corpus d’œuvres parisiennes produites pendant les décennies suivantes jusqu’à 1680 environ. Plusieurs pièces conservées dans les collections de la Couronne au musée du Louvre (cf. Alcouffe, n° 194, 196, 201, 202, 206, 207), ainsi que dans le Trésor du Dauphin au Museo Nacional del Prado, Madrid (cf. Arbeteta Mira, n° 8), présentent des caractéristiques ornementales analogues : palmettes, cordelières et entrelacs d’émail blanc rehaussés de noir (fig. 5 à 7).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue