Fatma MAHIEDDINE dite BAYA, (1931-1998) - Lot 45

Lot 45
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Fatma MAHIEDDINE dite BAYA, (1931-1998) - Lot 45
Fatma MAHIEDDINE dite BAYA, (1931-1998) Coupe en terre cuite peinte à décor de fleurs et oiseaux sur fond blanc. Non signée. Haut. : 19 cm Diam. : 26 cm (Fêlures et restaurations) Provenance : Cadeau de l’artiste à l’actuelle propriétaire Baya est le nom de peintre et de sculptrice de Fatma Haddad. Elle est née en 1931 dans une famille pauvre près de Bordj El Kiffan et décède en 1998 à Blida. Cette jeune fille qui ne fréquenta pas l’école connut souffrance et violence. Elle est propulsée à la fin de la période coloniale au sommet de la notoriété. Baya avait 16 ans lors de la première grande exposition de ses oeuvres à Paris en 1947 chez le galeriste Aimé Maeght. André Breton, qui préface le catalogue, la surnomme « la Reine d’un Nouveau Monde ». Baya éblouit les amateurs d’art parisiens, Christian Dior achète 10 oeuvres. Elle fait l’objet d’une double page (écrite par Edmonde Charles-Roux) dans le magazine Vogue en 1948. Elle interrompt tout travail artistique en 1953, année de son mariage avec le musicien de style arabo-andalou El Hadj Mahfoud Mahieddine (1903-1979). Elle y revient à partir de 1962 et développe jusqu’à ses dernières années une oeuvre largement exposée en Algérie et en France. L’artiste maîtrise un langage des formes et des couleurs très personnel, souvent qualifié à tort « d’art naïf » ou « d’art brut ». Il y a dans les aquarelles de Baya une musicalité unique, reposant sur la fantaisie des arabesques et un jaillissement profus de couleurs pures. Son monde intérieur, reflet de ses émotions enfantines saisit par sa force poétique. Pour sa singularité, son travail aura une influence majeure en Algérie et notamment sur la génération de jeunes peintres formée après l’Indépendance. Ses oeuvres intègrent le Musées National des Beaux-Arts d’Alger après l’indépendance. L’Institut du Monde arabe et le Centre de la Vieille Charité à Marseille, viennent de rendre hommage au travail et à la vie de cette artiste à travers l’exposition « Baya, Icône de la Peinture Algérienne, Femmes en leur Jardin », 8 novembre 2022 au 26 mars 2023. Les céramiques de Baya Son attirance pour la sculpture et la poterie est nourrie par ses séjours d’enfance en Kabylie, dont sa mère est originaire. Une céramique artisanale, aux formes inédites, y est pratiquée par les femmes depuis des temps très anciens. Baya commence à travailler la céramique, invitée par Adrien Maeght, dans les ateliers Madoura de Vallauris. Elle est alors la voisine d’atelier de Picasso. Les premières rondes-bosses sont monochromes puis ses céramiques sont ornées d’une polychromie constituée de ses motifs favoris utilisés par ailleurs dans ses aquarelles : femmes aux coiffures ondulées, fleurs, oiseaux, poissons. Dans la présente collection, ce sont des objets du quotidien, achetés au marché, qui servent de support à ses décors. Baya convertit un objet banal, grâce à la magie de ses polychromie, en un artefact éminemment poétique.
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