Kota - Obamba - Lot 25

Lot n° 25
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Résultat : 7 000EUR
Kota - Obamba - Lot 25
Kota - Obamba Figure de reliquaire Gabon Haute vallée de l’Ogooué Bois, cuivre, laiton H. 53 cm Provenance : Jean-Pierre Laprugne, Paris Galerie Olivier Klejman, Paris Collection Stéphane Kurc, Paris Le peuple Kota, établi au Gabon et en République du Congo, est renommé pour ses saisissantes fi gures de reliquaire : de puissants visages sculptés dans le bois, recouverts de fi nes plaques de cuivre et de laiton, aux formes géométriques stylisées. Surmontant un panier tressé contenant les précieuses reliques d’an- cêtres vénérés, ces sculptures ne sont pas de simples objets d’apparat : elles sont le coeur battant de la vie spirituelle et communautaire du clan. Souvent appelées « gardiens de reliquaire », ces fi gures jouent un rôle de protecteur, veillant sur les restes sacrés des ancêtres. Mais leur fonction va bien au-delà. Véritables intercesseurs entre le monde des vivants et celui des esprits, elles sont au centre de rituels essentiels : cérémonies de guérison, cultes de fertilité, rites d’initiation ou encore arbitrages sociaux. Portées par la mémoire collective, elles sont transmises de génération en génération, et conservées par le chef du clan, qui les invoque pour assurer la protection et la prospérité des siens. C’est dans cet héritage à la fois spirituel et artistique que s’inscrit le kota de la collection Kurc, exemplaire rare et raffi né appartenant à un corpus très restreint d’oeuvres Obamba issues de la haute vallée de l’Ogooué. Identifi é comme une « variante d’Otala » par Louis Perrois — du nom d’un village situé entre Akiéni et Okondja — ce style singulier a été qualifi é de « soleils d’Otala » par Frédéric Cloth, en raison de l’aura qui semble s’en dégager. Ce chef-d’oeuvre se distingue par sa construction élégante et sophistiquée, fi dèle aux grands canons de l’art kota tout en affi rmant une identité propre. Le front bombé, typique de nombreux modèles Obamba, soutient ici un immense croissant qui vient presque enserrer la fi gure, comme pour magnifi er sa fonc- tion de gardien. Longtemps resté dans l’ombre, ce style ancien a pourtant marqué les grandes heures du goût occidental pour les arts africains : dès les années 1930, des pièces comparables rejoignent les collections de Carl Kjersmeier, Helena Rubinstein, ou encore André Breton et Paul Éluard. L’exemplaire acquis en 1931 à Drouot par Sir Henry Wellcome, anciennement propriété des deux poètes parisiens, est aujourd’hui conservé au Fowler Museum at UCLA (inv. n° 65.3802). Son esthétique, sa rareté et sa proxi- mité formelle avec l’oeuvre présentée ici soulignent l’importance historique et artistique du kota Kurc.
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