Paire de flambeaux en lapis-lazuli montés en argent - Lot 61

Lot n° 61
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Estimation :
85000 - 100000 EUR
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Résultat : 73 000EUR
Paire de flambeaux en lapis-lazuli montés en argent - Lot 61
Paire de flambeaux en lapis-lazuli montés en argent A pair of silver mounted lapis lazuli candlesticks Paris, 1722 Maitre orfèvre : Paul Leriche (actif 1686-1738) H. 21,7 cm Pds 688 & 683 g. (total 1371 g.) Poinçons : Une fleur de lys : décharge pour les menus ouvrages 1717- 1722. Un Saint-Esprit : décharge des menus ouvrages 1722-1726. Une sonnette couronnée : contremarque pour tous les ouvrages 1726-1732. Fleur de lys couronnée, P.L.R., un croissant et deux grains : Paul Leriche. Provenance : Collection Jean Pétin ; Collection Jacques Helft ; Vente, hôtel George V, étude Tajan, Paris, 28 mars 1995, lot 84 ; Collection Jacques Garcia, sa vente : Sotheby’s, Paris, 11-16 mai 2023, lot 6. Bibliographie : Belles demeures de Paris, Paris, 1977, p. 98. Michèle Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, tome I : Les Hommes, Paris, 2002, pp. 408-409 (dans « œuvres repérées » de la notice sur Paul Leriche). Les flambeaux, de forme balustre, sont en lapis-lazuli et reposent sur une base ronde et bombée dont la monture en argent est décorée de godrons. Le décor de la monture des différents éléments présente un décor tracé-matis d’entrelacs, fleurons et quartefeuilles encadré de moulures et/ou de godrons. La base du binet est décorée de feuilles lancéolées et lambrequins sur fond amati et relié à la monture de l’encolure godronnée par trois baguettes d’argent. État : bon Est. 85/100 000 € Fils d’orfèvre, Paul Leriche est né à Paris en 1659. Il est reçu maître orfèvre en 1686 et est encore actif en 1738, mais la date de son décès demeure inconnue. Il se distingue pour son travail de montures en argent ou argent doré sur des porcelaines et laques chinoises et japonaises. Parmi les pièces de Leriche qui subsistent : un bouillon couvert avec présentoir en porcelaine Imari, conservé au Metropolitan Museum de New York (inv. n°2012.205.2a–c); -une paire de grandes coupes couvertes en porcelaine Imari, conservée au musée des Arts décoratifs à Paris (inv. GR 426.A et GR 426.B) ; ainsi qu’un bouillon couvert avec présentoir en laque et montures en argent doré, conservé au Getty Museum à Los Angeles (inv. n°84.DH.74). Ces rares flambeaux en lapis-lazuli semblent être les seules pièces en pierre dure montées par Leriche parvenues jusqu’à nous. Ils ont très probablement été réalisés en 1722. En effet, Charles Cordier devient régisseur de la ferme des droits de Marque par arrêt du Conseil du 10 janvier 1721 et succède à Armand Pillavoine dans la régie qui avait été initiée par Étienne de Bouges le 1er octobre 1717. Depuis cette date, les poinçons de charge et décharge étaient restés inchangés jusqu’à ce que Charles Cordier soit autorisé par le Conseil à insculper ses propres poinçons et à les utiliser à partir du 15 février 1722. Cependant, Charles Cordier tarde et ne fait insculper ses poinçons que le 6 mai 1722. Ainsi, la présence des décharges pour les deux régies, 1717-1722 et 1722-1726, peut être expliquée par cette période de latence entre février et mai 1722 où les anciens poinçons furent utilisés dans l’attente des nouveaux qui furent ajoutés après. Nos flambeaux sont illustrés sur une photographie d’un des salons de Jean Pétin dans l’hôtel Gouffier de Thoix (Belles Demeures de Paris, Paris, 1977, p. 98).
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