Blackfoot, Indiens des Plaines - Lot 1

Lot n° 1
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Blackfoot, Indiens des Plaines - Lot 1
Blackfoot, Indiens des Plaines Etats-Unis/ Canada Coiffe de guerre Plumes d’aigle, cuir, feutre et tissu, bande perlée, hermines Années 1870 Certificat CITES n°FR2407505635-K Provenance : - Collection Robert Duperrier, Paris - Collection André Schoeller, Paris - Collection Yves Berger, Paris - Vente Art des Indiens d’Amérique du Nord, Collection Yves Berger, Million & Associés, 15 avril 2002, Drouot, Paris, n°26 et couverture du catalogue - Collection privée, acquise ci-dessus Publication : - « Coiffure Pied-Noir, 1870 », Round Up n°5, automne 1976, D. Dubois - Les Indiens de Plaines, Editions du Rocher / Nuage Rouge, D. Dubois & Y. Berger, 2001, page 157 Ce type de coiffe en plumes d’aigle constituait le symbole de prestige le plus important et le plus imposant pour les guerriers des Plaines. Selon les Blackfoot (Pieds-Noirs), l’aigle est le symbole de la puissance guerrière sacrée. Par ailleurs, comme le rappelle Michel Petit dans l’ouvrage « Mémoires Indiennes » (Musée Champollion, Figeac, Juin 2011), l’aigle est considéré comme le « maître du ciel et des oiseaux » et ses plumes sont des symboles de la bravoure et de la sagesse. Les duvets, ondulant au gré du moindre souffle d’air, étaient eux considérés comme un outil de communication avec le monde des Esprits. Cette superbe et ancienne coiffe (war bonnet) est constituée d’un assemblage d’une trentaine de plumes d’aigle fixées sur un bonnet en feutre à l’aide de pièces de tissu rouge issues du commerce avec les trading posts américains. Les grandes plumes composant la coiffe proprement dite appartiennent à l’espèce Aquila chrysaetos, l’aigle royal. Une bande en perles figurant des motifs triangulaires bleus rappelant la forme de tipis se déploie au niveau du front. Des pendants d’hermine complètent l’ornementation de cette coiffe. Usage et fonction : La réalisation d’une coiffe donnait lieu à de nombreuses cérémonies et chants célébrant la valeur du guerrier auquel la coiffe était destinée. Au cours de la confection de la coiffe, à chaque fois qu’une plume était ajoutée, on rappelait l’un des hauts faits d’armes du guerrier. A ce titre, une fois la coiffe terminée, elle constituait un trophée rappelant les nombreuses victoires du guerrier et plus largement de la tribu tout entière. Au sein de la tribu, seuls les chefs et un nombre réduit d’hommes étaient autorisés à porter une coiffe de guerre. Le port de la coiffe constituait la preuve absolue de la bravoure au combat et tous les membres de la tribu devaient respect à celui qui la portait. Concernant la provenance, cette coiffe a figuré dans les collections d’éminents marchands, experts et auteurs sur les arts et cultures des Indiens des Plaines, notamment Yves Berger. « Je suis allé, quarante ans durant, bien ailleurs que dans ces villes (Paris, Londres, Montréal, Amsterdam, New York) et loin dans le temps. Pour une coiffe pied-noir, un gilet en peau de bison et pour un parflèche, j'ai couru les Grandes Plaines voici deux siècles, avec Sioux et Comanches, et fumé, longtemps, dans un tipi ( ) j'ai plongé dans la vallée du Mississippi 1500 ans plus tôt et, en 1838, j'ai accompagné, en larmes sur la piste des Larmes, les Cherokees déportés par Andrew Jackson. » Yves Berger, préface au catalogue de la vente du 15 avril 2002 Cette coiffe est publiée dans l’ouvrage « Indiens des Plaines » aux Editions du Rocher et apparaît également dans une émission télévisée éponyme diffusée sur TF1 le 7 avril 1976. Cette ancienne coiffe de guerre est un rarissime et puissant témoignage datant d’un âge révolu et flamboyant dans la région des Plaines du Nord-Américain. Rapport d’état : Les plumes ont subi des abrasions et pertes visibles, certains manques sont liés à l’usage, d’autres probablement à d’anciennes attaques d’insectes. Fragilité de certaines des attaches de plumes (certaines ont été renforcées et refixées par un restaurateur spécialisé en septembre 2023). Les morceaux de tissu rouge entourant la base des plumes présentent également des pertes de matière et déchirures. Les pendants d’hermine sont détériorés et desséchés, le tissu rouge qui en recouvrait une partie est également détérioré voire manquant. Le chapeau en feutre laisse apparaître dans sa partie antérieure (non visible) des réparations avec des morceaux de feutre brun. Quelques déchirures et manques dans le feutre, visibles entre les plumes. Le bandeau perlé est en bon état général, quelques rangées de perles aux extrémités sont très légèrement distendues. Etat conforme à l’usage et à l’ancienneté.
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