Georges de LAPERSONNE (1844-1925), un primitif à redécouvrir
Dans les premières décennies de la photographie, encore en quête de ses codes et de ses usages, Georges de Lapersonne incarne cette génération de praticiens éclairés qui contribuent, parfois discrètement, à l’émergence du médium. Issu de l’aristocratie, il appartient à ce cercle d’amateurs cultivés pour lesquels la photographie n’est pas seulement une curiosité technique, mais un véritable outil d’observation et de représentation du monde. Actif dans les années 1860, à une époque marquée par les avancées décisives du calotype et des procédés sur papier, il s’inscrit dans le sillage des grands pionniers tels qu’Edouard Baldus ou Gustave Le Gray. Comme eux, il explore les possibilités esthétiques offertes par la lumière, la texture du papier et la composition, contribuant à faire de la photographie un langage à part entière.

Ses images témoignent d’un regard attentif, à la fois documentaire et sensible. Elles participent de cette première
tentative de fixer le réel avec une précision nouvelle, tout en laissant affleurer une dimension poétique propre aux débuts du médium. Si son nom reste aujourd’hui moins connu que celui de certains de ses contemporains, Georges de Lapersonne n’en demeure pas moins représentatif de ces figures essentielles, souvent en retrait, qui ont accompagné la diffusion et la légitimation de la photographie au XIXe siècle. Redécouvert à travers les collections publiques et privées, il s’inscrit désormais dans une histoire élargie des « primitifs de la photographie », dont la richesse continue d’être explorée.
Vente Photographie - Fonds de l'imprimerie photographique Blanquart-Evrard et à divers, le 6 mai 2026 à 14h.
Expositions publiques :
Lundi 4 mai 2026 de 11h à 18h
Mercredi 6 mai 2026 de 11h à 12h
Gros & Delettrez I Rive gauche
2, rue de Bérite
75006 Paris