L’or de Paris de Rifa’a al-Tahtawi Taklhis...

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L’or de Paris de Rifa’a al-Tahtawi Taklhis...

L’or de Paris de Rifa’a al-Tahtawi
Taklhis al-ibriz fi talkhis Bariz. (Relation de voyage à Paris) de Rifa’a al-Tahtawi. Manuscrit in-4 de 354 p. sur papier filigrané Montgolfier d’Annonay ; de 20 lignes par page à l’encre noire en beau naskh, Première page du texte enluminée, titres des chapitres en gras alternant le rouge, bleu, vert ou jaune. Texte dans un double encadrement rouge. Copié par Mohamed ibn Mohamed al-Jazzar en 1282 (1865) du vivant de l’auteur. Avec des taqaridhs de cheikh al-Azhar Hassan al-Attar. Reliure orientale à rabat estampée à froid de l’époque. Ex-libris gravé d e l’orientaliste Edouard Montet. Nombreuses traductions de passages en français en marge au crayon, dues à Anouar Louca traducteur de la Rihla en français. (26 x 20.5 cm).
Cette relation de voyage à Paris (1826-1931) du cheikh Rifa’a at-Tahtawi est un ouvrage fondateur pour l’histoire culturelle du monde arabo-musulman. Rifa’a at-Tahtawi 1801-1873, après des études traditionnelles à al-Azhar et grâce au soutien de son maître le cheikh Hassan al-Attar, fit partie de la mission scolaire envoyée en France en 1826 par le pacha d’Egypte. Son séjour va durer cinq années durant lesquels il va observer, écouter, lire, traduire et commenter. Il dialoguera avec les maîtres de l’orientalisme, Silvestre de Sacy, Caussin de Perceval, Joseph Reinaud, et consignera ses acquisitions et réactions dans sa relation de voyage qu’il rédige simultanément. Dans sa confrontation à l’Europe Rifa’a éprouvait le besoin et la responsabilité de rattraper des siècles perdus pour la civilisation Arabe dans la stagnation intellectuelle. A son retour en Egypte il va offrir aux lettrés arabes en plus d’un traité sur Paris, les enseignements bénéfiques de la civilisation occidentale Ce livre édité en 1934 est une “première” et restera longtemps le seul du genre à la disposition des lecteurs arabes : Faris al-Shidyaq les renseignera sur l’Angleterre et Malte en 1855 et 1866 ; Khereddin le Tunisien ne publiera sa relation qu’en 1867 où il adopte les vues de Rifa’a. L’ouvrage deviendra un véritable répertoire de réformes que Rifa’a lui-même accomplira en grande partie comme traducteur et pédagogue. (Gilbert Delanoue. Moralistes et politiques musulmans 1982 – A. Louca. L’or de Paris. 1988. Présentation).
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