Jacques MAJORELLE (1886-1962)

Lot 70
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Jacques MAJORELLE (1886-1962)

L'aouache Détrempe, pastel et rehauts d'oxydes métalliques, signé et situé en bas à gauche « J. Majorelle, Marrakech ». Vers 1937 / 1938 100 x 117 cm Dans les années 30, la renommée du peintre Majorelle est à son apogée. Aussi lorsque l'administration française, construisant le nouvel Hôtel de Ville de Casablanca, envisage de placer deux grandes oeuvres décoratives dans l'escalier d'honneur, c'est évidemment sur Jacques Majorelle que le choix se porte. Il avait durant la décennie précédente exécuté un ensemble de vues des Casbah du Sud marocain et de l'Atlas, tandis qu'au début des années 30 les « beautés noires du Pays Glaoua », qui peuplaient Marrakech et les oasis du Sud avaient été son répertoire favori : Majorelle s'était ainsi affirmé définitivement à la fois comme le témoin et le poète de la civilisation traditionnelle de l'ancien Maroc. Majorelle exécutera donc 2 grandes compositions symétriques et de format identique (360 x 450 cm) représentant L'Aouache à Ouarzazate et Le Moussem à Marrakech qu'il livrera en février 1938. Notre tableau exécuté dans une technique différente présente toutefois de grandes similitudes avec L'Aouache de Casablanca : assemblée de musiciens avec des tambours rassemblés en un cercle, femmes alignées battant des mains, ainsi qu'une composition peuplée et remplie par une multitude de personnages (sur notre tableau plus de cent personnes). Notre tableau présente également des similitudes avec d'autres oeuvres de la fin des années 30, notamment par la technique typique de l'artiste : dans ses détrempes il cerne ses personnages d'une ligne colorée qui définit le dessin tout en synthétisant la forme. L'Aouache est une variante dans un format pour collectionneur de la grande composition décorative de l'Hôtel de Ville de Casablanca. L'Aouache est la musique et la danse pratiquées à l'occasion de toutes les célébrations et les fêtes familiales de village, appelée également Fête des tambours. Par le clair-obscur illuminé des couleurs vives et brillantes des turbans et des djellabas, par son élégant dessin cubiste et sa science de l'espace, par l'importance des inclusions d'or, cette oeuvre peut être considérée comme un chef d'oeuvre de l'artiste, en même temps qu'un témoignage inestimable sur la fête et la vie marocaine. Aucune oeuvre de Majorelle de cette importance et de cette qualité n'a été présentée sur le marché à ce jour.
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