BAUDELAIRE Charles

Lot 29
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BAUDELAIRE Charles

Les Fleurs du Mal. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1857, in-12. Reliure plein maroquin bleu nuit signé de Martin. Reliure janséniste au dos à nerfs titré et daté, avec ses couvertures d'origine. Filets d'encadrement à froid sur les plats, double filet sur les champs, large roulette intérieure, gardes de soie, tranches dorées, étui. Edition originale. Exemplaire offert par Baudelaire au Préfet de police de Paris, Pierre Marie Piétri, portant la dédicace : «A Monsieur Piétri Hommage de l'auteur Charles Baudelaire. Il est curieux de constater que Baudelaire offre son ouvrage au préfet de police et que quelques temps après, ses Fleurs du Mal se verront honteusement censurées. Bien triste rémerciement, même si le préfet Piétri n'était que pour bien peu dans cette censure. Comme à son habitude Baudelaire aimait que les exemplaires qu'il offrait soient corrigés de toutes les petites fautes d'ortographe ou typographiques. Il corrigeait ordinairement lui-même les exemplaires, alors qu'ici il demanda à Poulet-Malassis de le faire. Le présent exemplaire possède six corrections marginales, à l'encre, Baudelaire ayant lui pour habitude de corriger au crayon. La première située dans la Dédicace à Théophile Gautier : «au parfait magicien es langue française» corrigé deux fois «au parfait magicien es langues françaises». La seconde, p.29, dans le poème «La Muse vénale», au vers 11, le «s» de «guères» a été barré. En page 43, dans le poème «Dom Juan eux enfers», vers 11, «errants sur le rivage» a été corrigé trois fois en «errant sur les rivages». En page 110, dans la seconde partie du poème «Le Chat», au second vers, «sort au parfum» a été corrigé en «sort un parfum». En page 217, dans le poème «Le Reniement de Saint-Pierre», au vers 4 de la première strophe, «il s'endort aux doux bruit», le x de «aux» a été barré. A la strophe suivante, au vers 8, «les Cieux ne s'en sont...» le «c» de «cieux» a été remplacé par un D majuscule souligné trois fois, pour former «les Dieux ne s'en sont...» Il est à noter que l'exemplaire de Delacroix récemment vendu, ne possédait que trois corrections, celle de la dédicace et de l'importante faute de Cieux pour Dieux n'était pas corrigée par le poète.
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