(Alicja) Alice HALICKA-MARCOUSSI - Lot 23

Lot 23.b
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Estimation :
8000 - 12000 EUR
(Alicja) Alice HALICKA-MARCOUSSI - Lot 23
(Alicja) Alice HALICKA-MARCOUSSI (Cracovie 1889–1974 Paris) Paysage cubiste, ca. 1918-1920 Huile sur toile. 63 x 46 cm Signé en bas à droite « Halicka [1]918 »[1]. Bibliographie : inédit. Ce lot est présenté par Monsieur Hubert Duchemin. Née à Cracovie en 1889, Alice Halicka débute sa formation à Munich auprès de Simon Hollósy, puis s’installe à Paris à partir de 1912 où elle suit les enseignements de Paul Sérusier et Maurice Denis à l’Académie Ranson. Elle rencontre à cette période Louis Marcoussis, également artiste, qu’elle épouse en 1913. Le couple fréquente alors les peintres et penseurs d’avant-garde qui peuplent la capitale française. À cette même époque, Alice Halicka expose notamment au Salon des Indépendants aux côtés de Picasso, Braque, Juan Gris et bien d’autres. Durant la Première Guerre mondiale, en l’absence de son mari, engagé volontaire dans l’armée française, elle s’adonne au cubisme, tout en conservant un style très personnel. L’artiste se remémore cette période en ces mots : « je faisais du cubisme, un art maudit pour eux, un art anti-grec qui se référait à l’art nègre ». Ce paysage inédit et aux accents cézanniens prononcés, s’inscrit pleinement dans cette tendance, et témoigne de sa modernité stylistique. Le critique Waldemar George n’hésite d’ailleurs pas à la qualifier de « femme-peintre la plus douée de ce temps ». Cette toile rappelle également les paysages peints à la même période par son compatriote Moïse Kisling. Selon Matylda Borcuch, spécialiste de l’artiste, « La maison géométrisée du tableau évoque les toiles bretonnes d’Halicka, peintes autour de 1930, et exposées à la galerie Crillon à Philadelphie en 1931. Cette oeuvre s’en distingue toutefois par sa palette : contrairement aux oeuvres bretonnes au fond flou et aux tons roux-bleu, cette toile déploie un véritable paysage, avec la verdure du Sud de la France. Il pourrait s’agir d’une réminiscence, quelques années plus tard, d’un séjour réalisé durant l’été 1914 à Saint-Raphaël ». Alliant un grand sens de la composition et un réel talent de coloriste, Alice Halicka fait ici montre de tout son talent avec notamment un astucieux jeu sur la réserve, ou encore un traitement particulièrement audacieux de la lumière se reflétant sur la palissade. Abandonnant le cubisme sur injonction de son mari, juste après la Première Guerre mondiale, l’artiste expose notamment chez Berthe Weil en 1922, mais aussi chez d’autres grands marchands de cette époque comme Bernheim, Druet ou Levy.
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