Girolamo GIOVENONE (Barengo (Novare) vers...

Lot 42
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Girolamo GIOVENONE (Barengo (Novare) vers...

Girolamo GIOVENONE (Barengo (Novare) vers 1490-Verceil 1555) Vierge à l’Enfant Panneau de noyer, une planche, non parqueté 76,6 x 45cm Restaurations anciennes Fronton du cadre détaché sur un côté Etat : Revers : traces de galeries d’insectes xylophages Surface picturale : craquelures visibles, restaurations principalement dans le manteau de la Vierge. Inscription : En lettres classiques au bord du décolleté de la robe de la vierge : AVE MARIA GRATIA Sur un fond de paysage montagneux ponctué de complexes architecturaux se dégageant sur un ciel lumineux, la Vierge tenant l’Enfant est assise à terre en tant que Vierge d’Humilité, tandis que deux anges volant la couronnent. Derrière ce groupe, saint Joseph se repose allongé sur l’herbe. Au premier plan à gauche, le jeune saint Jean-Baptiste maintient de la main droite l’agneau, symbole du Christ, tandis que de la gauche il tend une grappe de raisin à l’Enfant. Les deux bambins sont totalement nus. Le Christ enserre dans sa main gauche une forme arrondie qui pourrait être un pain complément eucharistique de la grappe de raisin. Inconnu de la littérature critique, ce tableau doit être replacé dans le catalogue des œuvres de Girolamo Giovenone. Issu d’une famille d’artistes piémontais dont le père était « maestro di legname » (ébéniste) et les frères peintres, Girolamo travailla principalement à Verceil dans l’atelier familial. La Dispute de Jésus avec les Docteurs signée et datée 1513 (Jacksonville, Floride, Cummer Gallery of art) et le retable de la famille Buronzo daté de 1514 (Turin, Galleria Sabauda n°39) sont les premiers documents connus de l’activité du peintre où s’affirme sa personnalité artistique. On pense cependant qu’il dut se former à Verceil auprès de Martino Spanzotti actif dans cette ville entre 1481 et 1498 et en présence d’un compagnon de ce maître : Defendente Ferrari de Chivasso. La carrière de Girolamo oscilla entre les influences de ce dernier artiste avec lequel il travailla entre 1500 et 1510 et celles de Gaudenzio Ferrari -présent à Verceil dès 1508- dont l’impact se fit plus prégnant après 1520. On rapprochera l’exécution de notre tableau des premières œuvres de Girolamo où l’influence de Defendente Ferrari demeure encore prépondérante. La composition générale ancre le groupe virginal -de senteur raphaélesque- au sein d’un paysage dont les rapports avec celui de l’Assomption (Budapest, Musée des Beaux Arts) des débuts de la carrière de Girolamo vers 1506 ou 1509 sont ostensibles. La disposition en registres superposés, le détail des rochers, importantes masses volumétriques aux cimes arrondies dominant les architectures ainsi que les douces nuances du coloris sont similaires ; les tuniques échancrées sur les cuisses des anges volant ou le traitement des draperies de la Vierge aux lourdes anfractuosités où la luminosité vibre dans les mouvements ondulants des plissés, sont autant de points communs partagés avec l’Assomption. Les accents dorés lumineux des chevelures des personnages ainsi que le traitement des auréoles rayonnantes sont encore dans la tradition de Defendente tout comme la physionomie des enfants délicatement potelés. De ces derniers, Giovenone conservera encore le schéma dans les Adoration de l’Enfant plus tardives réalisées vers 1510-1512-1516 (Verceil, Museo Borgogna). Quant au saint Joseph somnolent, rustique personnage indifférent à la scène, il est le reflet de son alter ego dans l’Adoration de l’Enfant avec saint Nicolas de Tolentino de Girolamo vers 1510. On pourra donc situer l’exécution de notre tableau après celle de l’Assomption dans la première décennie du XVIe siècle. 1. La date 1500 inscrite sur le panneau de Budapest est erronée. L’œuvre est attribuée aux débuts de Girolamo parg. Romano in Casalesi del Cinquecento, Turin 1970, p. 20, n.2, tandis que L. Mallé, Spanzotti, Defendente, Giovenone, Turin 1971, fig. 165, la retient de l’atelier du peintre. 2. Mallé, op.cit. figs. 150, 170 3. Turin, ancienne collection Giacosa, cf. Mallé op.cit. fig.148, et vente Paris, Drouot, Piasa, 26 mars 2010, lot 45, repr.
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